dimanche 13 janvier 2008

¡¡¡¡Perú!!!!

A l'aventure compagnons, nous sommes partis vers l'horizon....

Après des fêtes biens fêtées, malgré le redondant problème de carte bleue, nous avons pris les voiles, direction le nord. Alors tout de suite une petite précision, le nord ici signifie chaleur et souvent humidité... Nous avons traversé pendant trente petites heures des déserts menant a une petite ville frontalière du Perú : Arica, cité majeure d'une contrée désertique assez monotone. Nous sommes partis dix français, plus deux ou trois rencontrés dans le bus. Mais devant une certaine inertie du groupe et une incapacité à prendre des décisions rapides, et les différentes volontés de chacun, nous nous sommes éclipsés avec Romain au Perú après avoir pris quelques clichés assez magnifiques de la petite cité.


Nous avons croisé la frontière dans un taxi, expérience assez troublante, avec six personnes dans une voiture de type vieille américaine, intérieur cuir rouge, avec des personnes de plusieurs horizons, et de la musique scandaleuse... Avec tout ça on est arrivé dans une ville de l'autre côté de la frontière du nom de Tacna, qui ne représente aucun grand intérêt, et dans laquelle nous avons mangé notre premier repas dans un restaurant péruvien, pour la modique somme de 9 nouvelles soles (1,75 euros) pour deux avec soupe en entrée, plat de résistance et boisson. Boisson qui n'était pas sans laisser rêveur : Inka Kola, désavantageux ersatz du Coca Cola, et qui est devenu boisson national après le pisco.

Nous avons ensuite entrepris un voyage via Cuscó pour le merveilleux Machu-Picchu. Le voyage devait nous amener en 15 heures à peu près dans la cité de Cúsco, lieu de départ de notre expédition de quatre jours pour le site rêvé. La sortie de la ville frontalière était en fait accompagnée d'un contrôle du bus qui a pris environ une heure et demie, non calculé dans le temps de trajet, qui nous a fait arriver avec du retard à Puño, ville de transit pour notre but. nous avons du attendre le bus suivant qui était à vrai dire une véritable catastrophe pour rester dans mon éthique de bienséance. Par exemple c'était le premier véhicule de ma vie que j'ai vu moteur et tout le véhicule éteint, afficher au compteur de vitesse zéro (jusqu'ici tout va bien vous me direz) avec des sauts de l'aiguille indicatrice à la vitesse de soixante km/h. Et tout le bus était pensé à cette image...


Nous sommes donc arrivés à Cúsco deux heures après l'horaire prévu, nous étions attendus par le gérent de l'hôtel où nous devions séjourner, bonne nouvelle au milieu d'une journée amputée par les transports et les attentes. Le lendemain nous partions directement pour le début de l'aventure qui allait nous mener à une des sept merveilles du monde. Après trois heures de car, au milieu de paysages montagneux magnifiques, nous avons fait quatres heures de vélo, comme des lobotomisés, à prendre des virages en épingles à une vitesse dépassant la limitation de ce genre de petit chemin.



La sensation du lendemain n'était pas aussi amusante, mais nous avons pris la route, cette fois à pied, pour une petite marche qui devait être à la base relativement tranquille. Mais avec des travaux bouchant la route que nous devions empruntée, nous avons fait un petit détour par un chemin qui laissait présager beaucoup de bonheur : Le chemin de l'Inca. Petit chemin passant par la montagne, croisant de petites bourgades isolées du monde, dont la faune riche nous a laissé pantois, et surtout nous amenant par de petits chemins le long de corniches, des escaliers scabreux, et surtout des points de vue irréels. Notre guide a eu quelque mal à nous suivre, ce qui nous a permis de nous arrêter faire un nombre incroyable de photos et de profiter de l'abondante présence de fruits et légumes dans la jungle péruvienne(mangues, papayes, avocats, et bonne digestion au menu :-D).

Mes joyeux compagnons

J'ai pris un peu de barbe... :-D


Le soir nous a réservé une surprise assez déroutante... Au programme cucarracha (ne vous y méprenez pas, ça veut juste dire cafards...), moustiques, araignées dans la chambre. Le lendemain quant à lui nous réservait pluie et chemin pour le moins lourd. Au début nous avons eu droit à une nature magnifique, dont la pluie révélait sa vraie beauté.


Petite innovation péruvienne, c'est un pont :-D. Tu tires sur la corde et tu fais
avancer ton petit wagon, du fort boyard tout craché.

La fin de la journée était marquée par une marche (forcée) le long d'une voie ferrée, pour le moins ennuyante, avant d'arriver à Machu Picchu city, petite ville construite au pied du sublime. La cité a des airs de stations de ski européennes, mais reste très mignonne, au bord d'un ruisseau et tenant au nord de la ville des thermes.


Je veux des butterflies, des émotions en pagaille...

Le soir nous avons profité d'un Happy hour à la péruvienne, 6 pour le prix d'1... Autant vous dire que la nuit n'a pas été courte, et le lever du jour suivant qui devait se faire a cinq heures et demi s'est effectué une heure plus tard. Notre guide ne nous a pas attendu, malgré notre ascencion en temps record, et la visite s'est faite comme tout le reste du voyage, au feeling.

Nous avons fait l'ascension d'une petite hauteur aux côtés du site, nous offrant une vue imprenable sur la merveille archéologique.





La redescente, avec les pieds usés par les jours précédents, les jambes lourdes et douloureuses, s'est effectuée dans un temps dépassant celui de l'ascension, et nous avons fini la journée dans un petit train retournant à Cúsco. Un calme mortel règnait dans le wagon.

Le lendemain nous avons fait une promenade à cheval près de cette magnifique ville qu'est Cusco. Nous avons vu des temples dédiés au soleil, à la lune, à la terre, mais qui était surtout un lieu d'entrée en contact avec les extraterrestres... (on a pas trouvé un grand anneau de lumière, ni des petits bonshommes verts sur les murs, je vous rassure, mais ils permettent de faire régner un doute sur la construction de ces temples aux pierres titanesques et si parfaitement taillées et emboitées). Il y a des grandes galeries souterraines qui ont donné un petit goût spéléologique à cette visite.


Comme il se doit, nous avons écouté les expériences de nos amis français, et nous sommes allés de nuit à Puño, ville portuaire du Lac Titicaca (je vous entends au fond...) et profité des richesses culturelles d'une civilisation incroyable, vivant sur ce qu'ils appellent les îles flottantes. Alors le lac Titicaca ce n'est pas de la crême anglaise, et les blagues sur les excréments, ont déjà été faites pendant la visite (sur la carte le début Titi est écrit sur la partie péruvienne du lac, et Caca sur la partie bolivienne, le guide était péruvien, je vous laisse avec votre incommensurable imagination deviner de quoi il résulte...) ; le lac est en fait le lac navigable le plus élevé du monde(3810 mètres) et le lieu de résidence d'une population aux allures ancestrales, les uros.

Le lac si bien nommé...


Cette visite était des plus enrichissantes, pour la culture qui est restée intacte depuis tant d'années (de siècles même). Les gens vivent dans des huttes de paille d'une sorte de roseau qui le sert aussi de nourriture (riche en oméga3, en iode et... j'arrête là). Le climat est très humide, et les huttes très peu isolées. Le plus alarmant de tout ce qu'ils ont pu nous raconté sur eux, sur leur vie, c'est qu'ils ont la télé dans leur hutte, mais pas de médecine, et les personnes commencent à souffrir de l'arthrite à 30 ans. Vous dire l'humidité de la région et la préoccupation de l'état qui leur offre l'électricité pour regarder un écran de 25 centimètres carrés.

La vie est faite de pêche, de tapisseries, et de visites de touristes qui sont synonymes d'argent, mais qui n'apporte pas vraiment le bonheur juste la possibilité de sortir quelques heures de leur réserve et aller s'acheter un peu de protéines animales en ville.

Cette expérience très forte nous a amené à profiter du lac susnommé (je vais vous sortir au fond), mais cette fois-ci de l'autre côté de la frontière, dans une ville dont le nom est plus connu pour sa jumelle brésilienne que pour sa bourgade bolivienne : Copacabana. Le voyage, le problème de tout un chacun dans ces sinistres contrées humides du sud de la jungle amazonienne, fut sans trop d'encombres (panne à trente kilomètre de la frontière, trois filles maltaises interdites d'entrée au pays, deux heures de retard), mais le retour du tout-puissant et invincible problème de carte bleue était proche.



Fin




A paraitre dans la même collection :

Aventura en Bolivia!!!!

2 commentaires:

Anonyme a dit…

question? ah non le point d'interrogation à la fin de la question : t'as fait du shopping chez les péruviens? ou tas piqué l'anorak de rascarkapak?
sinon la barbe ça va quand meme, ca reste frais espacé et ordonné
lol j'arrete de t'embeter je t'aime mon ptit frere

Priscilla a dit…

je vois que l'aventure prend de nouvelles tournures au Pérou. Je t'envie. Ici, on rêve grâce aux photos et aux dvd d'Ushuaïa avec Nicolas!!Profites-en bien encore et toujours.