mercredi 17 octobre 2007

¡¡¡¡Mataré al gato negro !!!!

Depuis quelques temps, je commence à me poser des questions sur mon influence sur la chance de notre petit groupe d’aventuriers de l’extrême et au-delà. Comme précédemment évoqué, nous avons élu domicile pendant quelques jours au pied d’un volcan, dans une ville du doux nom de Pucon (je vous entends…. avec l’accent s’il vous plait) à douze heures de bus de Valparaiso (voyage de nuit), et nous avons pu jouir d’une vue imprenable sur notre quête du lendemain.



« Impérial, fumant de milles nuages, blanchit par le temps et les années, il trônait au milieu d’une immense plaine, régnant sans partage sur les collines avoisinantes. La tranquillité de son quotidien n’avait d’égal que la chaleur de son cœur et la force de sa colère. »

J&B, The Chilian-Touch 2007


Quand, je vois ca, ca me rappelle le pays (revient qui disait le pays, et le pays qui dit revient.... Ca me rappelle les Filles de Palivol), la poésie me transporte, je me transcende, et les doigts font le reste(j'ai de l'avenir ou je m'arrête tout de suite??).



Et ca c'est quelque chose d'exceptionnel, c'est un avertisseur d'activité volcanique, mais le seul probleme est qu'il manque les ampoules de couleur orange et rouge, donc si la lumiere s'éteint, c'est pas bon... Nous avons fini la journée en faisant une petite ballade dans un petit coin paradisiaque :


Le lendemain matin, au crépuscule (en fait même pas encore car il était quatre heures du matin…) dès patron minet, nous nous sommes rendus à l’agence auprès de laquelle nous avions effectué une réservation, avec prêt de matériel et tout compris, et nous avons vu nos espoirs d’escalader le sublime diminuer de moitié voire trois quart. Le courage au ventre, et les pensées embrumées pleines d’espoirs, nous nous sommes rendus, vêtus en agent de la DDE au volcan avec le fol espoir que nous aurions de la chance avec un vent favorable. Que nenni, il n’en fut rien. Résultat des courses, nous sommes rentrés nous coucher sobres et déçus à 7h du mat’. Le guide nous a dit que les prévisions pour le lendemain prévoyaient un temps encore moins favorable à une ascension mais que la météo très capricieuse en ces contrées septentrionales ne manquerait pas de tourner en notre faveur. Rendez-vous un peu plus tard afin de mesurer la variation du plafond nuageux… 5h.


Afin de mettre toutes les chances de notre côté nous fîmes venir notre patte de lapin (Charles) tout fraîchement revenu d’un road trip parfait avec sa dulcinée. Tout était parfait, les conditions réunies, on était tranquille pour le lendemain. La fin de la journée a été fort éprouvante, car nous nous sommes rendus dans des thermes. Moment de relaxation avant une éventuelle ascension le jour suivant.


4h30 du matin, Romain frappe à la porte de la chambre à près une nuit parsemée de joutes enflammées de l’idée la plus insolite (saucissonnage de lit, jeux de cordes,…) et de ronflements, toussements… Pour tout vous dire, sur quatre nuits, voyage inclus, j’ai dû dormir 8h. Mais j’ai fait ça pour vous lecteurs intrépides, insatiables chasseurs de l’imprévisible, acharnés de la souris, dévoués au commentaire salé, alléchés par l’appât de l’inconnu Chili, aventuriers valeureux de la jungle de mes phrases, preux chevaliers servants de la cause de la Chilian-Touch (©Trademark All Rights Reserved)… Pour VOUS.


Romain ayant une foi bien plus profonde que la notre, se vêtit de son pantalon fluo, sa veste fluo, chaussure fluo (« les lampadaires c’étaient nous »), et nous frappâmes (il est vraiment géant ce temps) à la porte du gérant de l’agence. Nous eûmes (trop bien) la surprise d’un petit slip tout à fait tendance chez petit bateau, sous un ventre rebondi laissant deviner la prolifération de sa compagnie Backpackers Adventure(ce n’est pas du chilien ;-)). Une simple vue au toit nuageux, et un « nos vemos » sorti des brumes du sommeil, nous a donné un ticket pour aller au lit et coupé tout espoir de vaincre le Superbe, qui nous narguait derrière son écharpe nuageuse (je vous l’accorde c’était quand même une écharpe de taille).


Fin de journée assez horrible, avec une défaite de la France (pourquoi Laporte n’a-t-il pas appelé Jeanne D’Arc dans l’effectif pour bouter tout ça hors de France???), et comme seule perspective le travail qui nous attendait au retour avec Arthur. Parce que le comble du summum du comble, c’est que Romain, David et Charles (je les balance parce que là j’ai les nerfs) sont restés et ont pu le faire le lendemain de notre départ… Je ne m’avoue pas vaincu, et je vous promets des images dignes Haroun Tasieff avant la fin de l’année (scolaire :-)).


Bon et tout ça pour rentrer et travailler… Mais on a eu la chance de connaître une ville du sud, où la vie des étrangers est vraiment très dure : la ville est remplie d’hôtel, de restaurants très goutus, et centres d’activités et autres agences de tourisme. Les filles locales attirées par le charme (vous avez le droit de rire) européen, ne contrôlent plus leurs agissements, et oublient qu’elles ne sont que des fille(tte)s. Nous avons ainsi subi les assauts (bon c’est un peu fort, mais elles étaient vraiment vaillantes pour des collégiennes) de jeunes filles, dont les bruitages insolites exprimaient leur goût pour la french Touch. Expérience déroutante qui ne manque pas de laisser des regrets à certains de n’avoir connu les chaudes nuits du sud (n’est-ce pas Charles ?).


En parlant de Chaleur, en revenant j’ai assisté de nuit à un départ de feu dans la nuit dans une maison sur le cerro en face de mon balcon suivi le jour suivant par deux ou trois autres incendies gigantesques sur les hauteurs de Valparaiso. Apparemment l’été donne lieu à énormément d’incendies. Les pompiers ont d’ailleurs un statut à part dans la société, en plus de la reconnaissance et du respect (ouais je les respecte !!!) de la population, ils sont enterrés entre hommes de la même passion dans un cimetière à part sur un cerro très pittoresque de Valparaiso, près de l’ancienne prison qui est aujourd’hui un centre culturel (normal….). Pompiers, le travail ne manque pas.


Bon sinon, je voulais faire part aux nombreux fans qui me laissent sans cesse des messages, je ne peux pas répondre à tous, donc les élus soyez fiers…. Non sans rire, pour tout ceux à qui je n’ai pas répondu à quelque message, je veux m’excuser, mais j’ai un ordinateur qui m’a lâché (plus de carte réseau, plus de connexions USB, plus de carte son), je ne suis donc que très rarement sur la toile, et ma fréquentation n’ira quasiment que diminuant, juste le temps pour moi de vous laisser les gros titres de l’actualité au Chili.


Bon et si quelqu’un veut me faire un petit résumé de ce qui se passe en France avec notre petit Président et qui va vous permettre de protester comme d’habitude ;-) je trouverais ça fort sympathique.


A bientôt et une petite pensée à ceux qui vont bientôt être en vacances (vous avez eu cours entre les dernières vacances et celles-ci ???)


J&B



P.D.(je ne veux pas de commentaires….) : Je veux disculper Charles de la basse attaque que j’ai fait précédemment. Il n’était pas le seul à regretter de ne pas connaître mieux les filles du Sud ( :-D)

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Cher patron,

je vois que vous profitez bien de votre échange pour réviser votre passé simple, et, à l'occasion, voyager.

Autant vous dire que j'espère que ca ne va pas continuer, que je ne vous souhaite vraiment rien de bon, et faites moi le plaisir de ne pas réparer votre PC !

:-)) "Humourrr humourrr je prrrécise" - les 3 frères

Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués,

A&C

Carmencita a dit…

jme demandais, s'agit il d'un volcanisme de divergence, de subduction ou de point chaud?

Anonyme a dit…

Je sais pas si vous savez, mais au Chili tout est explosif, donc la tectonique des plaques doit bien sur suivre la règle générale...

A y reflechir mieux, il y a une autre exception : les chiliennes sont des points chauds...

Toutes mes considerations volcanistiques